(290120)

Des gens ont défilé l’autre jour dans la rue avec des piques au bout desquelles ils avaient placardé la tête de Macron. Une réplique de la tête de Macron. Une représentation de la tête de Macron. Macron qui, lui, continue à la « tête » de l’État. La question se pose: que visent-ils, ces manifestants, symboliquement? L’homme ou la fonction? La personne ou ce qu’elle représente? Peut-on différencier entre les deux? Car c’est bien une affaire de représentation dont il s’agit ici. Et la politique, qu’est-ce que c’est, du moins de ce côté-ci du globe, sinon une question de représentation? Badinter s’est insurgé contre ces représentations. Contre cette violence symbolique, derrière laquelle, dit-il, bouillonnent les pulsions. A-t-on franchi une limite dans la représentation? La violence dépasse-t-elle le symbole? Et comment lire le symbole? Badinter y voit la mort. La mort d’un homme. Mort fantasmée. Et derrière la mort fantasmée de cet homme, la mort de la démocratie. C’est le terme sur lequel insiste Badinter. La démocratie. Avec laquelle cette violence, toute symbolique soit-elle, serait incompatible. « Vous avez tous les moyens… », s’indigne-t-il. Sauf la violence. On pourrait commenter ce recours à la deuxième personne, dont Badinter de facto s’exclut. Il ne dit pas « nous »; il dit « vous ». Certains l’applaudissent, saluent un juste retour à la raison, à la sagesse. D’autres y lisent une forme de mépris de classe. Là n’est pas la question. La question demeure celle de la représentation, et donc de sa visée. Car au-delà de la mort d’un homme et de la haine qui en est, selon Badinter, à l’origine, on peut y voir aussi, en même temps, un rappel historique; le symbole non pas de la mort mais de la liberté. On peut y lire non pas une négation violente, un déni de démocratie, mais l’expression même de son affirmation. C’est une histoire de canard ou de lapin. À ce titre, Badinter n’a pas tort, mais voyant le lapin il ne peut voir le canard. À l’inverse, ceux qui hurlent au mépris en voyant le canard n’ont pas tort non plus; mais le lapin n’entre pas dans leur champ de vision. Or ce n’est pas l’enjeu, pour toi — avoir raison ou avoir tort. L’enjeu, pour toi, reste celui de la représentation. Ce serait presque un enjeu esthétique, au fond. Ce qui ne veut pas dire que les questions éthique et politique soient d’emblée évacuées. Elles lui sont sous-jacentes. Ce serait d’ailleurs presque une question littéraire; c’est du moins comme ça que tu la vois, toi. Une question portant sur le langage, sa portée, sa visée, sa performativité. C’est une affaire de fiction, et c’est pour cette raison même qu’elle t’inquiète; elle concerne la « mise en forme », la « fable » — les histoires qu’on se raconte et comment on se les raconte. Ce qu’on se dit et, se le disant, ce qu’on fait. Et si cette question de la violence et de sa représentation t’inquiète, c’est aussi qu’elle est au cœur du #4. C’est du moins la question qu’il tente de formuler. Badinter aurait pu en être un personnage; ce qu’il a à dire résonne, cogne, se heurte à d’autres discours. Dont l’un pourrait venir se crisper sur la question de la démocratie; ce que le concept recouvre, sur la façon dont il s’incarne dans le réel. Pour Badinter, comme pour d’autres, la démocratie se comprend implicitement de façon négative, on dirait — par opposition à autre chose, qui serait son contraire, et qu’on associe mécaniquement à la dictature. Or le constat est peut-être le suivant: les temps sont troubles, les concepts diffus et glissants. Peut-être que ces termes n’ont plus grand sens aujourd’hui. Dictature vs. démocratie. Et peut-être que si la violence, réelle comme symbolique, se répand de part et d’autre des barricades, c’est qu’elle est le symptôme de quelque chose. D’une crise de la représentation. Ce que ne voit pas Badinter, ce qu’il n’entend pas, c’est précisément cela. Que si la violence est incompatible avec la démocratie, elle fait retour au moment même où la démocratie cesse d’être ce pour quoi on la prenait. On peut la définir comme on veut, au fond, tyrannie de la majorité si on veut, c’est ce qu’elle est après tout; mais aujourd’hui il n’y a plus de majorité nulle part. Les « représentants » du peuple sont élus par défaut (putain de « vote utile » — comme si l’expression même d’une conviction politique, quelle qu’elle soit, était de fait inutile dès lors qu’elle ne fait plus le jeu du « système » qui se doit de tourner et de se perpétuer vaille que vaille); par une minorité. Mais la démocratie, c’est avant tout accepter de donner sa voix pour qu’elle porte. Or les voix ne portent plus aujourd’hui. C’est devenu un jeu à sens unique. Donner, c’est donner. Reprendre, c’est voler. Voilà au fond ce que dit Badinter. À qui on pourrait, ou devrait rétorquer que la voix qu’on donne ne cesse pas d’appartenir à celui ou celle qui l’a donnée et qui, à tout moment, peut décider de la reprendre s’il ou elle ne se reconnaît plus, si sa voix a été travestie, si elle n’est plus entendue, ni représentée. Or c’est précisément ce qui fait défaut aujourd’hui. Les voix ne portent plus. Elles sont étouffées. On ne veut plus les entendre. On fait la sourde oreille. On se retranche dans le bunker de la « démocratie » d’où, excédé, on finit par dire non. Non. Vous avez tous les moyens. Mais pas la violence. Le refus n’est plus que d’un seul côté. Alors de quels moyens dispose-t-on encore lorsqu’on a perdu jusqu’à la possibilité de dire non? Bien sûr, Badinter a raison, la violence n’est pas la solution. Elle est le signe du vacarme des temps, d’une profonde et dangereuse impossibilité de s’entendre. Jean-Luc Nancy disait quelque part que la terreur naissait de l’absence de tout rapport, de toute relation, soit de tout dialogue. Quand Badinter dit qu’une telle représentation est inadmissible, il faut peut-être entendre ce terme pour ce qu’il dit. On ne peut pas l’admettre. On ne peut pas l’accepter. Et en ne l’acceptant pas, on refuse d’entendre. On renie le rapport. On dénoue la relation. On clôt le dialogue.    

(151218)

Tu passes de moins en moins souvent par ici. Faute de temps. D’envie. De choses à dire, aussi. Depuis ton dernier passage, l’interface a évolué. On te propose maintenant d’écrire en sélectionnant des blocs. Tu n’y comprends plus rien. Plus moyen de justifier le texte non plus. À moins sans doute d’aller bidouiller dans le code. Ce qui t’excite assez moyennement, faut dire.

(Après quelques allées et venues dans l’interface tu as réussi à repasser en mode « classique ». Ton texte sera justifié.)

Tout va trop vite pour toi. Et pas assez. Il faudrait parler du #3. Du #4 aussi. Ou pas. En parler ne t’aide pas. Ne t’aide plus. Pour dire quoi? Le #3 ne verra pas le jour chez Quidam. Ne verra peut-être pas le jour ailleurs non plus. Qu’est-ce qu’on ressent face à ça? Tu ne sais pas. Tu ne peux pas dire que tu sois surpris. C’est si peu dans l’air du temps. C’est tellement gratuit. Pourtant tu ne cesses pas d’y croire.  C’est-à-dire que si tu devais le récrire, tu le récrirais sans doute comme ça. Tu n’y changerais pas grand-chose. Assez connement,  tu estimes que c’est sans doute le meilleur roman que tu aies pu écrire jusqu’ici. Non pas qu’il soit « meilleur » que les deux qui l’ont précédé. Ça ne veut rien dire. Ou si ça veut dire quelque chose, ce n’est pas à toi d’en juger. Tu ne sais pas juger. Pas meilleur, donc. Mais celui dont l’écriture te donne le plus satisfaction. Celui que tu as traversé en ne retouchant que si peu de choses à chaque fois. Tout est une question de structure, de tracés, de plis, de croisements, d’effleurements. Mais l’écriture, la phrase, le phrasé, la tonalité — à ça tu as très peu touché. Tu pourrais élaguer, refondre, redistribuer, formater différemment dans les grandes largeurs. Oui. Le concept et, donc, la conception de l’ensemble, c’est peut-être ça qui ne fonctionne pas. Tu veux bien l’admettre. Mais la phrase, les mots, leurs agencements, les rythmes qu’ils dessinent, les musiques qu’ils portent, tu ne sais pas, non — à ça tu ne veux plus toucher. 

On n’écrit pas pour rien. 

(05112018)

Tu l’as signée, cette tribune — on t’a demandé si tu accepterais de le faire. Tu l’as lue et t’es dit que oui, le constat, tu le partageais. Évidemment, ça n’est que ça, une tribune — un coin de journal, un peu d’espace où placer des mots sur le papier, véhiculer quelques idées, engager éventuellement un débat. Sûrement pas une pétition comme tu as pu le lire. Les réactions ont été diverses et variées, on a pu louer l’initiative ou la tourner en ridicule. À quoi vous attendiez-vous, au juste? Tu l’ignores, ça n’a pas vraiment été évoqué. Ce qui vous a réunis autour de ce texte rédigé par Sophie, Denis et Aurélien, c’est avant tout ce sentiment étouffant de conformisme ambiant. La tribune dit-elle autre chose, au fond? Non. Simplement que le roman — car oui, c’est le constat initial: vous parlez principalement du roman parce que vous le pratiquez, vous en lisez et vouliez vous élever en partie contre le défini, pour dire que « le » roman est une fabrication, un objet marketing, qu’il n’existe pas autrement, qu’il existe plutôt des romans, des tentatives bâtardes, des excroissances, des trucs qui ne ressemblent pas à grand-chose, à rien d’immédiatement reconnaissable, tel est le sens que tu donnes, toi, à cet adjectif, « monstrueux », ce qui dépasse, déborde, n’est pas aisément catégorisable, ne se laisse pas étiqueter —, qu’un certain type de roman, principalement décliné en deux variantes, autofiction et exofiction, est présenté comme l’unique modèle auquel auraient à se conformer les romanciers et, partant, les lectures du monde qui est le vôtre. On peut bien sûr déplorer que vous ne parlez que du « roman » et pas d’autres modes d’expression, mais au fond, ça ne change pas le propos. Certes, « le » roman bénéficie indéniablement d’une plus grande visibilité que d’autres modes d’expression littéraire, mais c’est contre cette visibilité-là, précisément, facile, immédiate, que tente de s’élever la tribune pour dire qu’il existe, depuis le cœur du « roman », d’autres possibilités, d’autres voies — narratives, fictionnelles, poétiques. Hybrides. Évidemment que le roman, quelle que soit par ailleurs la définition qu’on lui prête, n’est pas l’unique horizon littéraire. Mais on peut aussi s’arrêter aux premières lignes de la tribune pour relever qu’Annie Ernaux, je suis désolé, ce n’est pas de l’autofiction, quelle bande d’ignares, encore un ramassis de clichés. Ou alors que le « petit fait vrai » ce n’est pas Sarraute mais Stendhal, franchement, quels crétins, et ils comptent sauver la littérature contemporaine du marasme? Au secours. On vous traite parfois de « pignoufs », de « couillons » aussi, et on vous dit qu’au lieu de pétitionner vous feriez mieux de vous mettre au boulot et de l’écrire, cette nouvelle littérature, cette littérature « monstrueuse » que vous appelez de vos vœux. Pourquoi, elle n’existe pas déjà, peut-être? Et ce serait vous les déclinistes? Et Marie Cosnay, alors? Et Perrine Le Querrec? Et Manuela Draeger, ses frères, ses sœurs? Et Christophe Manon? Mika Biermann? Catherine Ysmal? Pierre Cendors? Andreas Becker? Ils sont là, les monstres. Ils existent, les monstres. La tribune ne dit pas autre chose. Demande juste qu’on braque les yeux sur l’existant, le vivant, ce qui fourmille, grouille et gronde, dans toute sa richesse, sa colère, sa poésie, son incompréhension, sa vanité, ses ratés, ses pas de côté, qu’on se cogne à l’obtus, qu’on se frotte aux encoignures, qu’on cherche, qu’on fouille, qu’on tente, qu’on ressaye, qu’on foire, qu’on fasse demi-tour, qu’on se perde. Et si tant est que vous cherchiez un peu de publicité à l’aune de cette tribune, ce n’est pas pour vos maigres, impuissantes et oisives productions (puisqu’elles n’existent pas, vous dit-on péremptoirement — cqfd), mais pour cette littérature qui, elle, existe, est déjà là.

(091018)

Revenir à Gaddis. The Recognitions, d’abord, qu’il te faudrait relire. Dont Gaddis n’avait qu’un seul et unique exemplaire, se refusant à en faire la moindre copie. Qu’il a égaré à plusieurs reprises lors de ses multiples voyages, et dû reprendre, stoïque. Qui oserait aujourd’hui? Nos textes diffractés dans les mémoires de nos machines. Hier encore tu faisais du tri dans ta bibliothèque virtuelle — il y avait bien six ou sept versions PDF des épreuves de Charøgnards. Tu ne savais pas laquelle garder. Ne t’y retrouvais plus dans les dates. Début juillet tu as jeté les versions papier qui s’étaient accumulées sur un coin de ton bureau. Il t’en reste une de chaque. Celle de Charøgnards annotée par ton éditeur; la version définitive d’À tous les airs avant le travail d’édition sur la maquette. Qu’il faudrait jeter aussi. Et puis supprimer les dossiers et divers fichiers de ton ordinateur. Tu en as déjà perdu quelques-uns lorsque tu as changé de machine.

Et puis JR; roman de la voix, des voix, qui prolifèrent, tassées les unes contre les autres sur la page, s’entrecoupent, se répondent, s’ignorent, bruissent, crépitent, fondent, fuient, fuguent dans cette grande cacophonie qu’est l’Amérique des téléscripteurs. Et Gaddis qui se refusait à lire à voix haute, pour qui l’écriture — ce que pour ta part tu as toujours trouvé suspect aussi — n’avait nul besoin du gueuloir. C’est sur la page, noir sur blanc, que ça passe, et la voix chez Gaddis se donne à voir plus qu’à entendre, dans ce fatras (clutter) qui se bouscule sur le papier, repousse le blanc dans des marges resserrées, dans ces tirets qui distribuent la parole, dans ces points de suspension qui perforent la page. Il y a sans doute dans ces voix quelque chose d’opératiqueJR, c’est l’orchestration, c’est l’opéra — l’œuvre, le travail, l’opération. L’opérateur. Ce qu’il y a de fascinant dans JR, ce sont précisément tous ces « passages » — ces relais — au cours desquels la voix s’efface, se tait, se déplace au gré d’une syntaxe retorse, elle-même tout en connexions, décrochages et raccrochages, où la voix narrative, flottante, en retrait, n’est précisément que la délinéation de voies, de parcours, de croisements, de lignes et de réseaux… JR ou le texte-machine.

Qui lit encore Gaddis aujourd’hui?

 

(070418)

Tu termines le #3. Que tu as repris intégralement. Ne t’étais pas plongé dedans depuis presque un an, lorsque tu avais mis les dernières touches à la mouture précédente. Tu l’as relu, retiré un chapitre, en as ajouté un autre, as travaillé l’habillage. Le reste: des retouches ici ou là, des développements, des précisions. Moment toujours délicat, celui de la reprise. Qu’est-ce qui autorise la réécriture? Depuis quel bord du texte se lance-t-elle? Que ferait-elle que l’élan initial n’a pas su faire? Tu as toujours été mauvais juge, incapable de trancher, de retrancher. Incapable de dire aussi, comme fasciné par ces mots à l’écran qui défilent, si ça tient, si ça prend. Es-tu vraiment l’auteur de ce texte? Ou ne serait-ce pas plutôt l’inverse? Lui qui t’invente, t’oriente, te dirige, te domine. Te dresse.

L’autre jour, à la télé — tu ne t’es pas attardé, as pris l’émission en cours, cinq minutes tout au plus avant de passer à autre chose —, Dicker disait qu’il lui était impossible de camper l’action de ses romans en Suisse. Que la côte est des États-Unis — si c’est bien là que se passent ses romans, tu ne les as pas lus —, parce qu’il ne la connaissait pas ou mal, parce qu’il n’y habitait pas, était plus propice à la fiction. Que sa connaissance intime d’un lieu l’empêchait d’en faire le cadre de son roman. Parce que le réel le démentirait. Marrant, cet asservissement de la fiction au réel. Sous prétexte que l’intrigue se passerait ailleurs, la fiction devient possible. Comme si le romancier craignait qu’on puisse le prendre en défaut, lui reprocher l’inexactitude de sa copie. Comme si le réel résistait à la fiction, à l’invention, au mensonge, à l’erreur. Comme si le réel ne trompait pas. Alors que.

Les responsabilités qu’implique une traduction sont énormes.

« He actually wished me “good evening,” as if there were nothing wrong. But something was wrong, I reassured myself. »

— Renee Gladman, Event Factory.  

(170218)

Tu te dis que ce n’est pas l’indicible, le problème. Pas tant qu’on ne puisse dire les choses, que les choses peuvent se dire de façon multiple et souvent contradictoire. De sorte qu’à vouloir dire les choses, les uns et les autres se heurtent sans cesse aux arêtes tranchantes du langage. Non seulement on ne s’entend plus, mais on se fait mal. Beaucoup de mal.

Il vous reste une semaine, à V. et toi, pour rendre votre traduction. Mais vous n’avez pas à vous plaindre. Tu retourneras ensuite à celle de MK. Dont tu penses avoir percé le secret, compris les rouages. Enfin ce que tu as compris, surtout, c’est que tu étais dans de beaux draps.

Tu t’es replongé dans le #3. Étonnamment, tu ne le trouves pas si mal. Tu as récrit un chapitre intégralement. Il va falloir en récrire un deuxième — au moins. Mais tu t’y retrouves. Tu seras peut-être bien le seul.

 

Stéphane Vanderhaeghe – Quidam éditeur © Mathieu Drouet – www.mathieu-drouet.com

 

 

Tu n’as pas écrit ta première histoire à l’âge de six ou sept ans, n’as pas toujours eu un livre en mains, n’as jamais fait preuve si on te le demande d’une imagination débordante, n’as pas participé ni de près ni de loin à la rédaction du journal de ton lycée de province, n’as d’ailleurs jamais entendu parler d’un tel journal. Tu n’as pas vécu dans une banlieue défavorisée, n’as pas fait d’études de journalisme, n’as pas abandonné la rédaction d’une thèse de doctorat, n’as pas couru le globe non plus, ni exercé des tas de professions toutes plus aventurières et stimulantes les unes que les autres, et encore moins travaillé pour le compte d’une maison d’édition prestigieuse.

C’est en 2011 — le 27 août vers 10h26 —, que contre toute attente tu te lances malgré tout dans l’écriture fictionnelle. Charøgnards sort en septembre 2015 chez Quidam Editeur; c’est ton deuxième roman. Le premier patientera jusqu’au 5 octobre 2017 avant de voir le jour sous le titre À tous les airs.