Le chapitre: c’est ce qui a guidé ton avancée dans l’écriture. De chapitre en chapitre. Le chapitre, comme mode d’agencement formel. C’est que tu visais pour chacun des deux personnages au cœur du roman un nombre identique de chapitres. Des chapitres de longueur plus ou moins égale. Le chapitre, dans le cas de ce #3, c’est la forme conventionnelle qui a contraint l’écriture. Le chapitre était premier. Il ne s’agissait pas de débiter une histoire préexistante, de l’organiser, de la rythmer. Il s’agissait pour toi, au moment d’écrire ce roman, de remplir des formes prédécoupées, de chercher à combler des cases et de voir comment celles-ci pouvaient s’accommoder de leur contenu, qui restait à inventer à leurs mesures, comment elles seraient amenées à le contraindre. C’est toujours la même histoire, en réalité. Celle d’une forme qui épouse un fond, le fond qui répond à la forme qui l’appelle. Ton troisième roman poursuivait le travail entamé par les deux premiers. C’était, comme eux, une aventure formelle. Au sein de laquelle l’histoire, le récit, l’intrigue se coulerait.

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L’intrigue, le récit, l’histoire ont dû finir par sombrer en cours de route — se sont perdus, abîmés; ne sont pas parvenus à tracer, tramer, tisser leurs lignes de chapitre en chapitre. Échec et mat.